mourir dans l’tas

  parce qu’avant, il n’y avait rien
  ni après, comme par un fait exprès
  quand l’existence tourne à l’halloween, les petits carrés de sucre que l’on s’enfonce dans l’cul
  je me suis encore endormi
  à la moitié du film…

  chanter ne nous rendra pas la voix, mais a-t-on seulement besoin d’une voix
  quand on a déjà le chant ?
  face à moi tout s’illumine, comme par enchantement. et derrière moi quelqu’un toujours
  repasse avec la balayette

  je ne suis plus une fille. j’avale la bouche vide, la bouche froide
  si tu pleures entre deux croix, c’est que la tienne n’a pas poussé du bon côté
  ou le ressort tordu

  balcon sans maître, frêle structure – je baisse la vitre
  on sait jamais, je baisse la vitre
  j’ui fais pas des enfants, ni dans le dos
  ni sur le ventre
  tristement incongrues, ces pompes et flexions en plein naufrage…

  dans l’tas n’est pas compris, dans l’tas dort dans la chambre
  d’à côté. il ferait mieux de rentrer chez lui, lui qui n’en est
  jamais sorti – juste une fois faire un tour, deux tours, trois tours,
  l’impasse tous azimuts

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