des yeux comme le plus petit dénominateur commun. la vie comme une crasse dont on ne se dépare pas
le relatif du relatif et les mains dans les poches – on ne supporte plus de se tenir
par la main, la taille, l’argent
alors on se tient par la fiente
je n’ai pas de tanière. je ne dispose même pas de la plante des pieds
pour un tel désert. j’ai le numéro d’un bus à l’esprit, d’une ligne de bus. je m’accuse de vivre
je n’en ferai rien
je ne bougerai pas le petit doigt
je ne rendrai rien – ni l’âme ni les coups
j’habiterai ce vide, jusqu’à ce qu’il m’en chasse
dans ma boule de cristal j’ai vu un rat
et ce rat semblait heureux, quoique supposé incarner mon profond désespoir
je lui propose un café, il décline le café. je lui propose une tisane, il dit va pour la tisane
j’ai failli l’égorger mais je me suis retenu – non : simplement je n’ai pas pu
on ne caresse pas les fesses du rat. le rat mord
nul n’est l’être qui convient
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