ma vie rouge à terre. sauf que la terre sens dessus
dessous. on n’y comprend que dalle, on n’y voit moins que goutte
je tire sur le téton, le rêve
me reste entre les doigts, légèrement collant, délicatement sournois
un jour je n’apprends pas à nager, un jour
je ne sais pas nager
sauf que je coule pas. un jour je n’ai pas appris à couler, un jour
j’encule l’air autour de toi, je ne crie pas
toi non plus tu ne cries pas
la nuit elle marche comment, la nuit elle marche comme ça – il suffit
de ne pas y penser il suffit
de ne penser qu’à ça
d’ici-là tout va béat
c’est à dire, d’ici-là tout va béant, c’est comme si on pendait
à un arbre sans branche
à un poteau sans lampe
un arbre ou un poteau
le petit robinet
le léger goutte à goutte
on met les voiles sur cherbourg. un dos c’est toujours un dos
d’abord tu oublies de me demander, ensuite tu oublies de ne pas me demander
attendre, est-ce encore être là ? ou attendre
est-ce enfin être là ?
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