haillons, loques et guenilles

  je n’ai qu’une vie, qu’une espèce de. je m’en fous de moi, horde criant famine, pièce manquante au coin du jour – les oiseaux, misérables, ne me répondent plus

  dieu sans but, indifférent itinérant et l’on s’étonne, ou l’on s’étonne encore. de plus d’un mort la combustion et si rien ne me regarde, ne me regarde rien, définitivement

  mort avant que mort ne fusse, tout ça pour ça mais restons vains. l’instinct quasimodo, la chatte intravertie tout ça pour rien, or rien pour quelque chose. allons donc, restons vains

  dieu n’ayant qu’un habitant sur terre : son absence létale, robinson cruciforme d’un destin qui patine, même si ça ne va guère mieux en le disant

  je ne m’étais jamais imaginé être ou devenir quelqu’un ni mort. je ne m’étais jamais imaginé être untel ou tel mais juste là, radio anesthésie, genre Pilinsky sur le rivage…

  viens près de moi, tout contre mon ventre – entends-tu le géant ? et tombons si profondément dans le sommeil que l’on parvienne enfin à
  changer d’espèce et que s’estompe en nous le
  souvenir-même de la douleur…

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