rien
rien n’est pas content
il en fait une avec sa dent
rien pue la pisse
c’est comme ça qu’il oublie
de ne pas exister
je ne m’en suis jamais approché, tellement elle puait la mort
je t’embrasse tu m’embrasses, nous ne nous embrassons que pour mieux nous
vomir
c’est sur la bouse, paraît-il, que repoussent les…
chapeau miteux, drapeau en berne, quand marée sel marée nous baise
comment peut-on se contenter de vivre ?
sous mon pansement la plais pullule, vérule ou je n’sais quoi
on a beau d’ailleurs on a beau rien, je ne m’empêche pas
je touche à la beauté du monde et la beauté s’écroule
on rentre chez soi par derrière sachant que derrière
creuse le vide
j’ai pas de tuile, pas de garant en dernier recours
tous les moi-je du monde…
j’achète un slip, le slip ne ma va pas : mauvaise taille mauvaise couleur, mauvaise odeur peut-être
bref toujours la même chose…
on s’aime déjà pas trop soi-même
on s’aime pas et c’est pourquoi
le poison la marée, la faim la thune et cetera
j’ai pleure d’emblée
voilà, d’emblée j’ai pleure
tu ne me crois pas et tu as bien raison – toutefois tu n’gis pas dans ma tombe…
rien à se raconter
sauf la mer, quand elle nous oppose toute sa bestiale indifférence
j’ai un chien je tue le chien. j’ai une rose j’ravage la rose
et cela sans cri ni froissement, tout à fait froidement
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