la mort n’intéresse personne. la mort, ça ne raconte rien
fin de l’histoire commencement de
la non-histoire, celle sans fin, on courbe l’échine, on approche nos lèvres, si près, trop près
de la vitre givrée
overdose de quoi, overdose
de n’importe quoi, et qu’importe de quoi. le dos congelé
les bras en forme de navigation à vue. le slip qui tombe
on finit toujours comme ça, le drapeau en berne, la nuit férocement atone
si je pleure qui me lèche la joue ? si je lèche qui me pleure ? une tondeuse
tondeuse, la bouche
finir vivant
raccourcir d’un poil. ou deux. se sentir épilé
on vit pas comme des bêtes
on dort pas comme des bêtes
on baise pas comme des bêtes
train ne passe, ni ciel en laisse. dieu
ne revient pas, et si on s’enfonce quelque part ce n’est qu’en
notre propre insuffisance
– bénie la tache au fond d’la chute…
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