cet étranger-là

  un chien ne marche pas. tu a beau le battre et tout ça, il ne marche pas
  il s’en va quelque part, du moins dans l’idéal or dans la réalité réelle, en boule dans sa niche quoi qu’on en pense, un chien ne marche pas
  il emmerde ta race
  il emmerde ton peuple
  il chie sur tes valeurs, sur ta personnalité
  il chie sur le piémont, la bourgogne catalane, et les autres pays

  cet étranger-là, cet usurpateur se prétendant moi tandis que moi, définitivement engagé dans un processus d’impersonnalisation, j’ai déjà perdu mon menton, mon regard se défausse, ma vue se dissémine et puis il pleut, il pleut
  jusqu’à la fin des temps

  je les ai supporté tant que je les ai supporté, mais maintenant sur les cendres tièdes de ma mère…
  et lorsque dans notre ignorance de dieu, indistincte de son ignorance à lui de nous, littéralement nous jubilons, nous jubilons
  littéralement nous jubilons
  sans un sourire, sans rien, nous jubilons hors jubilance

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