et toujours où la nuit tombe, je tombe dedans
: elle sème le ventre
allez, cette fois je vais dormir, et jusqu’au bout
ou plus profond encore, là d’où l’on ne se réveille pas
où même la tombe ne nous rattrape pas
quelques secondes avant jamais, plus très loin de la mer…
j’habite un sommeil crachin, un coma méthodique
je ne ressens pas, n’éprouve pas, ne pense pas, sujet hors-je
les lianes, bien entendu les lianes, mais les lianes sans lien
cache la tête dans le tiroir
enfonce-la long
perce le fond
on se gratte une route, la route refait surface
une surface limpide, impeccable, où le rien qui s’y reflète semble égal
au rien qui le reflète…
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