l’amour par sms
dommage que j’aie quitté terre vraiment dommage et là où je pisse ça coule encore. je décolle et ça fuit
encore, panier percé
aller à contre-nuit
hébété, médusé face à la machine en panne, en panne forever
forever dead, la crampe à toute épreuve
je me lève la nuit. la crampe
la mort du petit homme, du tout petit
bonhomme
je me lève la nuit, psiou psiou. grâce à la crampe, je vis. je m’entraîne, me calvairise. alors s’abat le jour
d’un coup comme ça, sans prévenir ni s’expliquer, le jour s’abat
sur moi s’abat le jour
demain je pars. demain je rentre. demain, partir et rentrer ne se distinguent pas. moi non plus ne me distingue pas
il y a un cours, et il y a un cours dans la nuit, ne te retourne pas. ou si
ou si retourne-toi, sur toi retourne-toi et retourne-toi encore, sous toi
il n’y a rien à comprendre – rien qu’un chien le cou coincé dans le chas, s’étranglant se lamentant : « mais pourtant je suis pauvre, pauvre pauvre je suis pauvre… »
pauvre comme jésus, le slip sale et la gourde à moitié pleine, aux trois quarts vide toutefois
or de tout temps je rentre, et de tout temps je pars, de nulle part à nulle part l’aiguille lâchant le fil
ariadne lessivée. littéralement éreintée
j’encule un objet lourd. il a beau rester en suspens dans l’air, ne pas se différencier de l’air, j’encule
un objet lourd
un peu plus tard je vais me recoucher, parce qu’il est l’heure de se coucher, comme à toute heure l’heure de se
coucher, à la verticale comme à l’horizontale cela n’importe pas cela
n’importe plus. pareillement
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