c’est ainsi que me manque, dès trois heures du matin
dès trois heures du matin, on recommence tout ( l’amour entre parenthèses, le vide entre deux sauts)
la pré-mort arabesque
ce qu’il nous faut participe d’un courant chaud – nous les hivers, nous les manches d’hiver
on marche sur notre ombre, qu’on le fasse exprès ou non on lui marche dessus
et après on s’étonne, on s’étonne
puis, ne sachant plus de quoi on s’étonne, s’étonne à vide
d’une nuit le bien trempé, je me suis ramassé
j’ai mis le doigt dans le trou, le trou n’a pas bronché, mal garé – l’engrenage l’a bouffé
les faiblesses qu’on ne se pardonne pas, les faiblesses qu’on a la faiblesse de ne pas se pardonner – on s’en va
on ignore où, mais on s’en va
un chien vaut mieux qu’un train, c’est pourtant le train que je prends
pour un autre genre de voyage, une autre ligne de conduite. un rapport plus secure au paysage
à tout moment du paysage, flagrant délit d’absence, un mort nous observe
qui sait si la main part en ballade. le temps s’achève
j’ai mis mon short des dimanches, le temps s’achève
un ami dans la boîte, la boîte dans la terre, à moi seul l’éther
je pense à l’autre bout, aux ciseaux définitifs, à l’agrafe
du soutien-gorge, je pense à l’infini
subitement si grave
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