à la marelle

  tu ne te rends
  pas compte
  c’est pourtant le ciel revenu
  d’on ne sait où
  l’amour mais sans
  péridurale

  tout ce qu’on raconte
  à la marelle
  au bar des sports –
  je reviens de si loin, l’anneau au nez
  l’anus en cœur

  ne pas trouver de
  quoi dire bonjour
  lécher le sol, le sol des morts
  débrancher le costaud, et surtout ne plus jamais
  rien foutre

  la nuit durant, chenapan
  tu t’enfuis, à la fois
  du monde et de l’oubli
  ciel sans vague
  ou mort sans âme

  je n’ai plus
  de lumière, je dépote, j’arrache les joncs
  – d’un soleil délabré, opportunément
  je fais un arc libre

  finir en piéton
  en geste qu’on aggrave
  j’ai retiré le trou
  du doigt, ne m’est resté
  que l’ongle à gratter l’ombre
  sous le pas…

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