j’ai ma gamelle
j’ai ma paillasse
ne me manque que
la mort
monter
descendre
ramasser, soulever
un coin, une feuille
à la fin du jour, ou au début de rien
un coin, une feuille
ils ne nous le
pardonneront pas
c’est ainsi qu’on se parlait, sans s’embarrasser de longues phrases, de pensées tortueuses ni de palets saliveux
tout juste de quoi se maintenir à la surface, sans but précis si ce n’est celui de ne pas s’éloigner
du lieu commun, et presque familier…
d’un côté le mur qui enfle, de l’autre le cercle qui
rétrécit. le jour ne se lève que sur le jour et si l’on pratique ainsi la vanité, ce n’est pas par plaisir futile mais en vue d’un simple
réconfort. ne pas glisser trop loin
qu’elles qu’en soient les conséquences, fumée blanche
parler n’avale rien, tristes échafaudages
– à marée basse la nudité
refait surface…
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