la pluie c’est selon les saisons mais chaque saison
te glisse dessus. j’adore comment tu fuis j’adore comment
sans élan même tu prends ton envol tandis que moi dessous
moi largement dessous je me
pisse dessus
on ne gagne pas à tous les coups on prend juste le temps
de te voir décoller
de te voir pédaler, flotter dans l’air limpide et hors piste
tu me démontres ainsi que je ne suis nulle part chez moi et tu t’enfuis
je reste seul alors, la queue entre les jambes, les jambes à plat
toutes dégonflées
les arbres. quelque sujet qu’on aborde, ne pas oublier de mentionner les arbres
toujours le beau rôle, les arbres
or chez moi pas d’arbre, pas même de paysage ou alors dépourvu d’arbre mais imagine, imagine seulement une
vie sans paysage…
la mort ne me ressuscite pas – imposture de l’été
tu me siffles faute de nom, de mon côté penche l’aiguille – l’éternité quant à elle
se rase les aisselles, s’épile le nombril et c’est tant pis pour moi, tant pis si
finalement mary can’t fly
j’ai dit tant pis
c’est la fin
et la fin le début de tout – du
vide sans contrainte, de l’insouciance végétative
genre un kiwi
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