du côté pauvre de l’horizon

  marche sur moi, marche comme on marche
  sur des œufs, des coquilles d’œufs. avec la mer au-dedans
  – crois-tu seulement qu’elle
  respire encore ?

  dormir sans filtre, croiser les jambes
  les décroiser. tellement mort qu’on ne
  s’en rend plus vraiment compte. il va falloir
  rev’nir un peu, de temps en temps
  rev’nir bredouille un peu

  au niveau de la terre je rate la marche – et alors ?
  un peu plus haut me mords la queue, c’est une
  question d’optique, on se croit vieux puis on
  ne se croit rien du tout

  je me roule dessus
  à toute allure très tendrement je me
  roule dessus. par manque de chance ou le long de
  l’hibiscus aux menstrues. nul besoin de parler
  à ses voisins, à son doudou – simplement rem-
  baller sa joie, au cas si peu probable où elle
  affleurerait
  écoute ça, effleurerait…

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *