mon chagrin ta chagrine on pourrait
recommencer ça indéfiniment ça ne ferait
toujours pas un destin – alors à quoi on joue, à quoi on joue debout
sur une jambe fraîchement coupée ou une herbe couchée à quoi on joue
quand déjà le temps s’essouffle et qu’on ne sait désormais
plus compter jusqu’à deux ?
une seule fois dans ma vie, pas une seule fois et donc
une seule fois quand même. pisser de travers rattrapera le coup.
on dit pouce. quoi qu’il se passe nous on dit pouce, on n’a
absolument rien à voir avec tout ça on ne l’a même
pas vu venir. ce qui ne présage rien de bon
ne supportant pas d’être une fin en soi, une fin pour
quiconque, fuyons. fuyons tant il est encore temps. regarde-moi
ne me vois pas certes, mais cependant regarde-moi, jusqu’ à ce que
je fonde ou je n’sais quoi, me transforme en roue libre, m’imagine
tel que je ne suis pas, juste là sur la cime de l’entre ou tout
au bout d’un cercle
crie partout hors l’évidence
or l’évidence ment, à l’évidence, et rien
ne me plaît tant que mourir dans tes bras.
j’ai changé de radiateur. le mien est resté froid
le mien perd tout son sang. mon état naturel de
sidération
ayant bloqué toute issue
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