de si haut, et cepndant si près du trou

  solstice à la radio, solstice partout
  les pieds dans l’mazout et fredonnant, d’un accent slave ou du québec, qu’importe
  le milieu en tout lieu
  en tout lieu sauf ici, la marge
  l’écorné
  l’épaule déboîtée

  c’est pas comme si la compassion avait tout envahi, littéralement nous étouffant
  mauvaise graine mauvaise herbe, et la soupe de lentilles
  on meurt à bon escient, et puis on ressuscite, faute de mieux…

  la vie nous cinq trois huit, ou je sais pas
  je t’écoute chantonner dans ta tête, mi-consciente mi-
  chantonnante
  je m’appelle vase, vase parce qu’on s’y enfonce
  vase parce que lèvres y fanent, et vagin tout du long

  répare un cheveu, répare tout le fil d’une
  pensée, si saugrenue soit-elle. répare
  demain il n’y avait rien. je me trouvais sur le pont du départ
  un trou dans le rêve, rien qu’un trou par lequel s’échapper
  – s’échapper ne fournit pas les ailes

  dans le plus grand silence, peut-être pire encore, à la croisée des lendemains
  un seul détour, une seule ambiance
  lève une lèvre, habite un nu-destin
  n’y pense plus…

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