d’un sol à la dérive

  j’y vais
  sur une seule danse. et le pied bot
  notre douleur nous rend sensible à celle d’autrui, dieu est au fond du puits
  je sais pas comment le dire autrement : j’y vais
  tout simplement, j’y vais

  dans la nature et depuis quelques atomes (faut dire que je me trouvai là par hasard, déambulant sans foi
  j’émerge
  d’un sommeil neptune ou du rêve d’un naufragé, j’émerge
  il ne s’agissait peut-être que d’un coquille vide…

  l’automne m’alourdit, quoiqu’il y ait bien longtemps déjà
  que ce soient confondues en moi les idées du fond et de la cime
  on n’y pense pas vraiment, on respire l’odeur des tamaris
  qu’il ne se trouve ici nul tamaris n’y change rien

  ne t’emballe pas, non ne t’emballe pas. dors dans le foin
  n’apparaît qu’une femme par siècle, qu’un siècle tous les mille ans
  et ceux en équilibre sur une jambe qui surplombent leur marais
  ne captent à la surface que le reflet d’un ciel
  mouvant, autant qu’inamovible

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