le jour où il a fait beau, je rentrai les chevaux

  je ne me souviens de rien si ce n’est
  la mer en bout de piste. elle me pose
  un doigt sur la bouche, seulement un doigt
  on n’en saura pas plus

  il y a un dieu et en même temps il n’y a pas de dieu – je ne sais pas quoi faire
  alors je ne fais rien
  j’attends que la mer passe
  se passer de soi fera mouche
  une mouche

  on s’embrassera comme on pourra
  avec les lèvres, la bouche, les éléments-clés
  je m’aperçois, de loin en loin. je m’aperçois de peu en rien
  mais tranquillement, tout à fait
  tranquillement…

  une âme oui mais par les deux coteaux
  la berge à perte de vue
  je ne travaille à rien
  on se caresse le pouce, on s’attrape un segment
  s’il te plaît, ne me vide pas

  vaccin contre la rage, quand même
  je ne m’aime pas : aimer c’est se noyer
  mais de là où je parle, on se noie de toute façon
  de là où je parle, christ ne sait plus où se cacher
  il se replie sur soi

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