hommes comme des pierres, jouets comme des pommes

  chacun de son côté, moi de mon angle, mon angle mort
  depuis trois quarts d’heure je ne meurs plus, je ne meurs plus trop souvent
  j’avais un spectre, un spectre s’est déplacé
  le miroir a fait semblant

  tout au bout de moi il y a toi, soi, un orgasme mécanique
  quantique aérobique
  j’ai peur de soi j’ai peur de moi. je m’appuie sur dieu et voilà qu’il déconne – ça me
  fait pas rigoler. je ne rigole plus
  je dors en travers soi

  j’ai une ballade j’ai trois ballades, j’ai toute l’éternité pour me regarder
  passer. j’aurais voulu te sentir de plus près j’ai bavé sur tes lèvres
  je sais pas à qui c’est, cette tôle, cette dent d’insagesse…

  il y a un homme et il est libéré
  on ne sait pas comment il s’y est pris, parler d’une résurrection sans permis
  on fait ce qu’on a pu, on est ce qu’on aura été
  entre temps se faufile le temps. s’il savait durer il durerait
  s’il pouvait passer il resterait

  entre dieu et moi, ne reste qu’à souffrir
  je marche dans les blés. les blés sont fauchés, il n’y a pas de blé
  je construis un pavé, je construis une vitre – comment ne pas s’y reconnaître ?
  quand je marche n’importe où, n’importe où dis-moi tu

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