à ch’val sur rien, clop clop clop

  j’arrête tout, la soupe et le boucher. je vole un mort, un mort seulement
  quand j’arrive y a plus personne. y a plus personne alors j’arrive. je me pointe, d’un doigt mineur
  tant de froideur humaine. faut mettre un pull. un sous-pull en-dessous

  voiture macabre. à quoi sert un printemps finalement ? restons-en là
  je squatte une vieille souche. on n’attend pas la fin du monde, un départ d’éternité nous laisserait de marbre
  de marbre, entends-je dire
  si la voiture tombe en panne, nous continuerons à dos d’âne, à peau d’âne la pauvre

  chacun cherche son bouddha, et ne trouve qu’un mouchoir, avec tout ce qu’on peut faire d’un mouchoir je te laisse imaginer
  sauf peut-être du patin – on ne glisse pas sur un mouchoir. d’après moi on ne glisse pas
  même si ça revient au même
  au même rien
  au même même

  dehors la tête, dedans les bulles.
  on a l’air sentimental comme ça, quoique de nature suspensive
  à tort ou à raison, plus vraisemblablement à tort, ai-je changé les lampions
  des rouges des jaunes et cetera – tout pour tenir le coup, encaisser le contre-sens
  on dirait une poupée, alors que c’est même pas une poupée, qui pleure ou qui ronchonne

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *