je ne suis pas tout le temps mort des fois, je fais semblant d’être mort
je regarde par le fenêtre ou je
fais semblant de regarder par la fenêtre histoire de
histoire de rien, de fuir sous un semblant de ciel, de trouver un appui de ne
pas retomber dans le vide en pluie fine, même s’il paraît que l’on
ne s’élève qu’au-dessus de sa chute
en avoir marre de cette vie-ci, de cette vie-là, en avoir marre et marre de tout
soulage.
tu dors couvre la nuit. c’est ce que je me dis. ou du moins ce que je me dirais si seulement j’avais
les mots pour le dire, le verbe de l’égrener, la moindre envie de signifier…
mais je reste là comme je reste là, effroyablement distant
quoique d’une distance nulle
je ne savais plus quoi faire avec tes cheveux alors je
les ai coupés court, ou jouis dedans je ne me souviens plus. en tout cas plus osé les toucher.
quelqu’un se tait au bout du fil. cela finit toujours ainsi
par un abrupt claquement de silence
puis on s’en va. ou c’est tout le décor qui s’en va, au-dehors comme au-dedans
carrément dans le trou, quand tu tombes, c’est que tu tombes encore
rien qu’une mauvaise habitude, me diras-tu si jamais l’envie te prenait de me dire quelque chose
en attendant nous voilà bouffant des toasts dans de tristes appartements
on rase les murs, sachant bien que ceux-là repoussent d’autant plus
tout comme repoussent les chutes
le reste du temps on se rate, on se rate pour de bon
on se rate à domicile, on se rate à l’extérieur, on se rate à rebours
c’est pour dire, dans mon truc, y a un truc qui n’va pas
et pourtant que mon bonheur est grand, ô dieu, mon bonheur de ton bonheur
et toue honte bue…
Laisser un commentaire