et les carences, bébé!

  c’est le soir. il est néanmoins temps que ma mémoire se vide, se vide
  de l’angoisse du soir en premier lieu. or outre-mémoire
  ne plonge ni ne m’élève. me barrer – je me contenterais bien de
  me barrer maintenant

  petit être fragile, petit être – nique ta queue
  mon sommeil est mort, mon sommeil
  ne me regarde pas même en rêve. rien
  ne me regarde et moi-même ne
  regarde rien, du slip dans la tempête. un vent châtain
  raccommodera mes os

  si une femme, ou si le doigt d’une femme.
  je ne vois pas d’autre lien. le sacré cœur n’existe pas
  ni le doigt ni la femme, de surcroît. je n’arrive pas
  à me faire à l’idée que je suis mort déjà
  pas plus qu’à celle où je suis là encore, malgré tout respirant
  mais si une femme – imagine – ou la langue d’une femme…

  j’abandonne
  je ne sais pas ce que j’abandonne mais quoi que j’abandonne, j’abandonne
  c’est un trou de caracture
  je marche à vide. dès que je cesse de marcher les murs
  s’aplatissent il faudrait faire attention
  aux murs, à soi, au large éventail d’existences en faillite au mieux – il
  faudrait faire attention un peu

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