alléluia vertige tranquille

  ton chacal ma rate, le garde-chiourme universel
  en silence – et si seulement on faisait silence si seulement on
  se brossait en silence la dent, creuse en ces temps
  de disette d’infamie, dure en substance

  quand tu grandis tu grandis, vu du ciel tu rétrécis
  vu du ciel l’amour est sombre, le sexe ténardier
  vu du ciel que j’ai l’air bête. ça me va comme ça
  tu me diras ça m’va comme ci aussi

  il y a un gouffre et de ce gouffre s’est retirée la mer
  s’est retirée toute chose, jusqu’à nous confondre le gouffre et moi
  je me pensais issu d’un croisement entre un oursin et une chaussette de foot mais non, je ne suis issu de rien
  de rien de rien de rien
  ainsi fut-il

  lève un bras. allez, un bras seulement
  le reste du corps pend en dessous
  pendouille, comme si c’était tous les jours dimanche
  chou-rave et illuminations de noël. non je ne suis pas mort. on peut pas être mort. être mort n’existe pas
  pourtant y a pas long à creuser pour tomber dans le trou

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *