je dire adieu, sans conséquence
j’ai tellement hâte de rien
ou comment se débarrasser – les uns des autres, les autres de soi, calmer ses nerfs
chanter faux, afin de rester au plus près du réel
du réel à soi
du réel borgne
j’ai cherché ton nom dans le butin noir
n’y ai même pas trouvé le mien
le sable dur et froid de décembre, la vague méchante. je souffre un peu pour rien
parce que pour rien, un peu
trois fois pour rien
et puis te faire plaisir
je porte des bas rouges désormais. j’y fais des trous de cigarette. je ne pleure plus debout
délaissées, les postures. inarticulées, les larmes
et sous de lourdes paupières les pupilles ont fondu
comme par désenchantement
il y a un pull et sous ce pull il y a une peau
sous cette peau la piste noire, à dévaler pommettes en feu
je m’entraîne à mourir mourir est encore
ce que j’imite le mieux
avec un sexe au milieu
Laisser un commentaire