la nuit je ramasse tout. éboueur mental
cela va bien au-delà des caresses, on se regarde entre les nœuds
on s’crache dedans
puis on retourne à soi, comme si de soi n’étions…
il y a des hommes il s’aiment debout, debout les hommes s’augmentent
accroupis se commentent
– le diable emporte les hommes, et leurs compagnes !
il pleut à verse
on ne s’en relève pas, voilà tout
simplement, on ne s’en relève pas
échanger un mort contre un mort ça n’se fait pas. ou plus. alors on les enfonce dedans
enfonce dedans
un poète tombe tous les trois pas – c’est moins qu’un ange ou la caissière
d’ailleurs ça n’existe pas les anges. en tout cas c’est ce que prétend la caissière
que faire dedans ?
et sinon, que faire dessus ?
je colmate. je colmate avec mes dents, avec mon peu de savoir faire, je colmate
la mer n’est pas si loin, pas si loin néanmoins si frileuse
et pourtant la mer, l’hiver…
toujours à l’œil, parfois au doigt
du fond du champ, d’la culotte et toujours ce vide là, énorme
et quasi rassurant
alors j’me mange les g’noux – les cuisses les couilles j’me bouffe les couilles
et malgré ça je reste affamé
de rien, j’ai sans cesse faim
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