on n’sait plus qui navigue, ou bien la guerre ou bien l’abîme

  répondre absent. s’asseoir sur un trou
  je te tire les cheveux tu me sors le rasoir
  le rasoir
  suivi d’un matin calme

  rien dans les poches dont
  seuls les yeux débordent
  on apprend son nom
  par chœur. faudrait chanter je sais
  mais je chante pas

  petite vulve, sulfureux raccourci
  finir à poil penché sur le viaduc
  à l’heure indue
  – c’te crevure d’âme

  t’amour et des limaces, ma pauvre
  l’inextinguibilité des feux, alors tu mendies, tu marches
  t’appuyant sur l’épaule ou le souffle de ton propre cadavre
  propre cadavre

  une nuit j’ai le sommet, le sommet pur
  penche-toi sur moi, susurre-moi un brouillard. un chien se répandra en larmes
  et puis la gale, on chope la gale – on vit
  comme à contre-suicide

  quand le présent meurt t’achètes un r’pas. un r’pas te tiendra chaud
  il n’y a pas de raison
  à ceci à cela, à quoi que ce soit tu ne
  trouves point de raison
  l’amour est fait comme ça. l’amour est fait de ça

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