un froid dominical

  mourir gratuit. mourir me gratte
  on se console en disant bon, on se console en disant certes

  mon nourrisson n’va pas trop bien. mon nourrisson a des ennuis
  débarrassons-nous du nourrisson, d’une manière et le monde

  une guirlande électrique et la chienne en dessous, jambes croisées
  on ne sait pas pourquoi

  n’importe quelle vie n’importe
  qu’elle soit pourrie qu’elle soit jolie, sexy ou pure folie, n’importe quelle mort on s’en
  contentera

  les cordes rabougrissent
  on se touche la main – on se toucherait le sexe s’il grinçait encore. en attendant on se
  touche la touche, le pas-touche

  j’épouse un zénith pâle, le zénith pâle me dit :
  kisse ton ombre

  mare dans la mare, crapaud honni tout en
  testicules et le plouf
  suspendu

  noémie sors de ce lit – elle n’i-
  ra pas très loin : je ne
  serai jamais assez morte pour toi

  dieu si tu es tout oubli, oublie -moi et moi d’abord
  jarretelle en bandoulière

  vivre d’ennui, mourir précaire – on s’amenuise, on s’agrandit pourtant
  l’âme en creux quelque part

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