mourir gratuit. mourir me gratte
on se console en disant bon, on se console en disant certes
mon nourrisson n’va pas trop bien. mon nourrisson a des ennuis
débarrassons-nous du nourrisson, d’une manière et le monde
une guirlande électrique et la chienne en dessous, jambes croisées
on ne sait pas pourquoi
n’importe quelle vie n’importe
qu’elle soit pourrie qu’elle soit jolie, sexy ou pure folie, n’importe quelle mort on s’en
contentera
les cordes rabougrissent
on se touche la main – on se toucherait le sexe s’il grinçait encore. en attendant on se
touche la touche, le pas-touche
j’épouse un zénith pâle, le zénith pâle me dit :
kisse ton ombre
mare dans la mare, crapaud honni tout en
testicules et le plouf
suspendu
noémie sors de ce lit – elle n’i-
ra pas très loin : je ne
serai jamais assez morte pour toi
dieu si tu es tout oubli, oublie -moi et moi d’abord
jarretelle en bandoulière
vivre d’ennui, mourir précaire – on s’amenuise, on s’agrandit pourtant
l’âme en creux quelque part
Laisser un commentaire