pleurer d’un seul bébé, d’un seul bébé c’est mort

  pour ne pas cesser de parler sans trop parler non plus, répétons
  répétons, dit le tertre

  je suis la maison vide, la maison quand il souffle la maison quand il
  ne souffle pas
  et c’est charnière
  et c’est charnière aussi, tout le temps
  comme à chaque fois

  je n’aime que dieu, et pourtant rien ne va
  rien n’embrasse
  rien ne s’embrasse, sinon la lèvre supérieure
  et les dents de devant – celles
  que l’on range sur un cintre

  j’avais envie. j’avais envie vraiment
  pourtant la mort fut celle à dire non
  mon jumeau squatte ma tombe, c’est pratique d’un côté
  un jour il ne pleuvra pas. un jour il ne pleura
  plus jamais

  plus qu’une douille, plus qu’une vaine al-
  terophilie, avec les mouches qui s’y collent
  je n’aime rien, lequel me le rend bien – finirons-nous
  moi et le rien
  par nous entendre malgré nous ?

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