l’ange de pique

  parce que mieux vaut mourir que faire semblant de vivre, je bouffe mon ver
  par petites bouchées ou à la petite cuillère, je bouffe mon ver

  la vue est moche, certes la vue est moche, mais elle respire encore
  plongeante en soi

  dieu ne m’a pas embrassé sur les lèvres dieu n’a pas daigné
  fricoter avec mes chiales ou mes chiures il a gardé
  le sens du rouge je me souviens, de l’hors-propos

  mon panier cru, mon panier comme quand on le retire, avec une mare dedans
  une mare juste en surface du rien, lui-même collatéral

  le deuil pas si méchant, je roule
  je roule tranquille et selon toute apparence, je fonds dedans je fonds
  d’un dur métier

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *