un jour d’entre les tombes
je ne sais pas, je n’y suis pas
allé me promener, comme on se promène quand
on ne sait où aller, ni que foutre
que foutre, surtout
mon chien rafle les restes
enfin, c’est ce qu’il ferait si seulement j’en avais un, seulement en avait des
mais pas de clebs, pas d’os – rien qu’un
joli petit tas de cendres rien qu’un
ultime téton de braise
un lieu, source à vide
un lieu, pomme moite
je me reconnais dans le miroir bien plus que dans l’image
qui désespérément s’y raccroche, béante étreinte
sauf si un grain, de beauté frelatée
enraye tut un homme, de beauté frelatée
une fois qu’on y succombe on y
succombera encore, principe du trauma. j’ai mis
mon tee-short à l’envers, j’enfile un vide
faut le dire à personne: j’enfile
un vide
la dernière fois que je me suis vu, je me suis
définitivement reconnu comme n’étant
pas moi. les sports d’hiver.
sans ça on n’a qu’à faire comme si de rien, sachant qu’au fond vraiment
vraiment de rien
un homme me tombe des mains, une existence, un jo-
li pot de fleurs.
que j’aime rester là, comme ça éveillé jusqu’à
la fin des temps, même sans les fleurs
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