j’appelle à la retenue mais bon, je déborde toujours

une fois nu, une fois à découvert
plus nu encore qu’au miroir livide, l’image à vide
il gobe une mouche, une mouche-t’emmerde
faudra s’y faire. ou pas. cela n’impliquant
strictement rien



je m’achète un costume. pour un rendez-vous dans l’arrière-cour
seul un chemin de croix, un chemin tortueux
si tu m’appelles appelle-moi, je n’existe toujours pas
ou si peu qu’un jour souffreteux
parvient à s’arracher au confort du néant



chêne. mort. une luge.
on tape dedans on tape dedans, rien n’en sort
se taire avant même d’avoir proféré un mot, cervelle en friche
je m’assois quelque part quelque chose finira bien
par pousser



accroche-toi à ma main. ignore
si je nous pisse dessus
un jour tu te prends pour une boule de gris
le lendemain simplement tu fatigues, hydrophobe
se noyer ne suffit pas : encore faut-il que cela s’accomplisse
hors la moindre goutte d’eau…

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *