land of none

plus grand chose à faire : regarder devant soi, voir
le vide croitre, tout avaler
sur ma chaise siège un étrange personnage
un dilemme sans objet, une pensée tout à fait
inappropriée

 

on abroge le ciel on abroge la terre. on coupe les ponts
pas de chemin – un léger vent peut-être, chamaillant le visage
mais pas de visage, ni grimace ni baiser. nulle encombrante parole
une légère brise peut-être, démentant le néant…

 

l’amour penche de côté
on lui prend les mains, on lui caresse les pieds – il penche encore
il penche davantage
pencherait-on avec lui, en perdant l’équilibre
ou déclarant forfait

 

vingt fleurs par jour, elle m’apporte
vingt fleurs par jour je mange
à peine ai-je le dos tourné qu’elle me ment
elle me ment. n’empêche :
vingt fleurs par jour elle m’apporte…

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