un cheval s’est mis à braire. je me suis alors su chez moi

  c'est que tout s'éloigne, d'un versant comme de l'autre
c'est que, comment dire..., ne se ressemble pas. ni de dos
l'été éclot un mardi. un mardi ça va comme ça
juste avant un mercredi
...
un mercredi ça va comme ça



tu mourras tiens tu mourras
et sinon, tu mourras tiens tu mourras, quand même
même si déjà mort, tu mourras quand même
vivre reprisera les coudes, vivre raccommodera les pertes
les fracas
les pertes et les fracas



et tu mourras vivras. dans les interstices
les liaisons mal agencées, les liaisons mal foutues
rien tient le tire-bouchon, rien
ne s'intéresse à rien
même pas à moi, lequel pourtant...



chien descente, faillite certaine
comme entrée en matière. sinon mon chien sommet, ma hargne lourde
et me voici, tout pimpant,
vide de substance, os sans moelle, tuyau percé
j'insiste mais voilà, j'insiste à vide



un dernier petit tour
de non-magie, à peine consenti
de non-manège. c'est un tout petit tour
de l'univers en large, en long du pâté de masures. vaste fumisterie
la prof affirmait déjà : lolek, vous n'êtes qu'un fumiste
je n'ai même pas de feu. un fumiste sans feu



tant va et vient que viens et vas. tant pis
on s'arrêtera bien quelque part et quelque part alors
s'éveillera, bâillera, s'étirera
recrachant l'herbe et toute la terre

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