qui se ressemble se touche le visage et se demande: est-ce bien toi?
ailleurs se serre les coudes, essuie-glace sur pare-brise en panique
un sourire m'accroche, moi qui ne sais sourire, pince les lèvres et rentre tout au fond de ma bouche
je retourne à la montagne - un sac une gourde
et l'huître de grand silence...
il se fout des claques dans la glace, sans en ressentir la moindre onde de choc sur la joue. je ne sais pas comment il s'y prend
des choses ayant commencé au tout commencement des choses échouent finalement là, à la seconde où l'on y pense
le poisson fondamental n'y entend rien, se mettant à couvert sous son
parapluie anthracite
lâche-moi l'couille s'il te plaît, gambade en la carrière
je me dis tu tu me dis il, on se dit ça tout l'temps, entre deux courses longues. il
ne revient de nulle part, manches tombées, la vulve retroussée
secoue l'arbre secoue l'arbre - n'en tombe que l'écho, d'un vide substantiel
s'il meurt avant toi soigne son corps, couvre son corps, enterre-le profond
si tu meurs avant lui ouvre-lui le chemin, avec ta lampe-torche, tes petites mains blanches
tu n'auras plus besoin de ton sextant
la vache qui me pèse me soulève d'une main. et c'est lourd à porter, une main...
un sommeil malgré moi. on se parle à deux, comme si l'on ne s'était jamais rencontré, comme si jamais la nuit tombée
sur une seule épaule
répondait à la nuit jamais tombée
sur l'épaule opposée...
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