un truc de fille

  scorpion, se parle à soi. crochet d'attelage, le cœur pendant
j'ai mal à ta douleur alors je jouis dedans, je pisse mes dents. d'abord un chien
puis la laisse. l'absence tenant la laisse.
je te touche la nausée, je te caresse la mort
tu ne dis rien



si seulement mais si seulement, on gardait nos paupières
relevées, même retenues par
des pinces à linge, des trombones du fil chirur-
gical et seulement, mais si seulement.
je t'arrache une couille : ton regard toujours aussi doux, aussi triste
la paix en dieu ça n'arrivera pas
avant que l'on tombe tous



subsiste un doute. le silence compact d'une douleur inextricable
tu parles de quoi là ? non mais tu parles de quoi ?
la redevance audiovisuelle, la taxe foncière, les ordures ménagères
un jour un œil s'ouvre. jamais ne se referme. la mort soudain l'agrandissant
démesurément ou je m'égare



mort brune la serpillère
on s'apprête à jouir, on se retient. de toute éternité on se retient. là tout au bord.
torpiller les ballons. on fait semblant de ne rien se rappeler
en chien navré, chien intégral, on s'apporte une cruche
on se verse de l'eau sur le corps l'un de l'autre

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