selon ce que l'on traîne
d'éros et de poussière
les p'tits trucs à languette, la mort de passer-l'boire
selon ce que l'on brame
de foison et de vide
l'un périt l'autre demeure, plus que jamais tremblante
il a raison, celui qui recule de cent pas, ou monte sur un tertre
il a raison même si raison ne fait guère sens, et peut-être qu'un arbre
cache l'arbre, ou le contraire
ou le contraire précisément
les peuples de la terre, les oiseaux sur la mer
de tout âge, de toutes race et condition
les plumes de surcroît, en prévision de rien
alors ne m'appelle plus untel, untel ou unetelle, ne m'appelle plus
je n'ai pas assez de vide en moi pour taire toute la douleur
ni crier tant la douceur
chien contre toute espérance, ménage tes fuites
je ne sais pas. tu passes près de moi comme on frôle la mort, s'enfonce
en sa propre ombre
il suffit d'un kopeck, d'un pile et d'une face, il suffit de trois yeux pour enfin
se rendre aveugle à soi
sur un chemin fuyant, un chemin d'une seule traite
et si vide aussi, par quel bout qu'on le prenne
et si vide aussi, parce que d'une seule chaussure
l'autre je l'ai perdue - le courant, probablement
ou même l'immobilité, plus imprévisible encore
la couleuvre n'a pas de dent
et l'heure soixante minutes
entre le début et la fin rébus
entre la fin et le début je ne ramasserai plus promis
de balles perdues...
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