ferme les yeux mange ton cheval – moi, je redeviens

  le pluriel cette année
s'accordera au singulier. petit père des
défaites imaginaires, souffle pour moi
dans ton triste duduk et plante un arbre
dans mon cimetière mélancolique ou sur ma tombe - crache sur le sol, je ne suis désormais plus que
tympan pour le bourdon, une agonie d'injures



judo de tous les côtés, et ce malgré l'été. je me love discrètement
entre le vent futile et
l'impérieuse canicule. y a tant d'argent
y a tant d'argent et toi t'es pas content



l'étau desserre le moi, je m'en vais
sans contour
sans sommeil c'est préférable, j'apporte
un croissant à grand-mère, un cubi de rosé, que le loup
reste en-dehors de ça - demain j'ai congé sabbatique demain
réparera le jour d'avant, pour le jour d'après on verra bien



je n'ai pas peur d'un homme c'est quand même bizarre un homme : il faut que ça touche
pendant que moi console flagrante, je reste là penché sur ma poupée à lui
laver la tignasse, la peigner la sécher lui
torcher chaque orifice la pénétrer ne serait-ce que
d'un silence radical

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