je me dis tiens, auras-tu seulement le courage

  j’éjacule quatre douleurs, puis m’étends sur le dos
  on suppose à la mort des dents blanches, une haleine fétide. on suppose la mort
  le temps ne fait plus de pause – à tour de bras il mouline, il assassine
  on ne s’en sortira pas vivant 



  bethléem, c’est pas ma faute si j’ t’aime 
  j’ai remis ma robe
  recollé chaque pois à son exacte place sur le soyeux tissu
  telle est ma sage condition
  on ne tergiverse pas, quitte à ce que cela n’arrive pas



  pas d’embrouille
  non vraiment, on ne cherche pas d’embrouille
  à par tâcher, tant maladroitement que vainement d’ailleurs, de prédire le présent
  les larmes enfouies dans les poches, passer inaperçu – l’inaperçu nous rapprochant sen-
  siblement du néant, quoique à
  si petites doses…



  chercher les doses, changer les doses
  je me fourre les poches de bonbons, c’est comme ça
  on n’a mal qu’une fois, on a trop peu de dents. il fait bon
  ce matin. contre toute vraisemblance, il fait bon

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