la nuit c’est quand même mieux

  dieu d’un sol et d’une terre que l’on prend soin de
  ne pas confondre. dieu d’un ciel et d’une aile on finit
  le zizi rabougri à force de, à force de ne
  – n’étant que ce qui
  reste de soi…

  j’appelle ça une vache, j’appelle ça une vie – ça dépend d’où qu’ça tombe et quand ça ne tombe de
  nulle part
  qu’en la tranchée
  la tranchée haute
  ‘cré nom d’un chien

  mourir n’aime personne, ça tue raide le fantasme
  ta main mais je n’ai plus de sexe, ton cul mais je n’ai plus de feutre – j’appuie sur
  le contour de l’espace neutre un mort
  se relève et crânement m’adresse un
  maigre doigt d’honneur

  je n’arrive pas à
  me demander pourquoi
  d’un sens ou de l’autre me
  demeurant égaux, et ma vie de plus en plus ne
  ressemble qu’à ma vie, c’est à dire rien, de vide
  et d’ultra doucement vide

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