tout ça ne me concerne pas – seul un ciel sans acier, sans vélo et bien vide ouvrirait ma fenêtre. il faut dire que je n’ai pas de porte, je dis donc que je n’ai pas de porte. c’est tout de même plus joli une fenêtre, et puis on entend toujours comme un grincement de viol dans le battement d’une porte…
nos ébats séditieux. une main de sable en avait la couleur (sable). pour nous prémunir à la fois contre le hasard et contre la nécessité, les règles ne suffisent plus – ainsi n’ayant plus en dernier recours que la grâce à invoquer, léger support. euphorisant trampoline
j’ai tort, toujours. de même que je fuis les gens intéressants, mon instinct de cisaille allant à ceux ne tenant qu’à un fil. un fil unique ne fera pas de nœud. il se penchera avec effroi au-dessus de sa propre chatte. or le ciel n’attache pas
j’attends. depuis longtemps j’attends. que faire d’autre? les boucles tombées l’ouïe inonde le quartier, envahit tout l’espace . l’immensité donc te piétine, une femme te pisse sur le visage, tu ne comprends plus la raison du chemin parcouru. sans un pas parcouru
je me vautre dans l’évier, une bassine de feuilles mortes. un jardin mort concentre toute la science du lumineux. prodigieusement s’étirent l’étendue, le cercle et l’absence de sens à ces terres dévastées. un silence s’éveille c’est tout, n’incarnant rien quand même



