la forme d’un trou. un gant par exemple, pour en saisir l’essence. tu me caresses dans le sens du courant or le courant figé, le piège refermé. nous ne prenons plus de telles précautions. désormais. nous ne prenons plus de gant mince. nous y allons cependant toujours de la même main morte. et t’appelles ça traire un homme, toi?
tu ne me tueras point, seigneur seigneurine, la tache dans l’œil je te la refile en conséquence. et la météo n’empiétera plus sur ma détresse, fut-elle marine. ne déteindra plus sur ma nue condition. il se peut qu’un jour tu saches, il se peut néanmoins qu’un jour tu ne saches pas, ni de soi ni d’aucuns. j’approche ma bouche de l’égout l’égout en tout genre l’égout a beau se dire ça y est on y est, j’y trempe ma langue. j’y rince la racine
il ne me reste rien. qu’un œil au beurre noir, un bout de pain rassis. un café sans la crème fera l’affaire on n’en demandera pas plus. on en demandera si peu. à la fin rien du tout, mais sous cet air contrit toujours, cette frustration à la naissance du poil, ce cil flottant dans l’œil on se croirait immortel mais non
j’ai toujours su que je n’y arriverai pas, alors quand j’y suis arrivé vois-tu, je me demandai bien où. je déterrais les cadavres avec les dents, je les lavais avec la langue, comme ça les léchant soigneusement. d’un seul tour du majeur je les ressuscitais elles auraient du tomber amoureuses de moi mais non. je restai donc là à reboucher les trous…
tu racontes ta vie mais ta vie est dépourvue d’histoire – le vernis écaillé de l’ongle, l’ongle rongé do doigt, le doigt courbaturé. de toute façon je déteste les histoires, l’anus en cloques et les crucifixions. je leur préfère un grand bol d’air, une gamelle d’herbe. on tombe naturellement des nues – puis on remonte son pantalon, c’est pas plus compliqué qu’ça