vraiment se vider la cervelle, le grand lavage de cervelle. manger du pain, la mie de pain
pondre de l’eau, la mie de l’eau
ne plus résister
les gosses ont tout pourri, ils ont pourri le champ, les coquelicots sont morts
ils ont pourri le champ, ils ont pourri le seuil
et la chambre. comment ont-ils donc fait pour pourrir ainsi la chambre ?
singulièrement je m’en vais
singulièrement un peu, je me bave dans la barbe si on veut, je me rase l’envie
universellement parlant aussi, je m’en vais
ni pour le meilleur ni pour le pire, juste comme ça, tout simplement pour rien
j’ai le dégoût de ma vie, comme un chien qui te mord quand tu vas pour le caresser. d’ici là ne me
réveille pas. j’attrape les poissons avec la bouche
et recrache toute la mer par la dite et même bouche
d’une hypnose essentielle ne m’extirpe pas. d’une paillasse de clous, de gravats et de sueur ne me relève pas car c’est là qu’en-
tre morsure et longue distance j’at-
tends la fin du monde et j’attends là, après la fin du monde, l’air absolument pur d’après la fin du monde




