je vais sauter dans le vide et une deux trois tu écarteras les bras, tu ne me rattraperas pas une deux trois je tombe dans le vide là et c’est bon, et c’est juste, et c’est beau là mais toi qu’est-ce que tu deviens toi, les bras ouverts l’âme qui crisse, qu’est-ce que tu deviens?
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j’ai pas mort; j’ai mal à personne – où suis-je? où sommes nous-je? à quoi mais à quoi sert? je pars devant. je pars loin devant tu fais semblant de me suivre et tu fais semblant de ne pas me suivre, à distance. il vaut mieux que tu restes ici, maintenant
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j’ai la vie sauve. j’ai la vie sauve mais rien du tout. les hommes et les femmes qui ne savent pas mourir ne me font pas la bise. ils apprendront plus tard. mais il sera trop tard pour me faire la bise
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la mort c’est la mort et nous n’éprouvons pas j’ai honte de je ne sais quoi je m’approche du rebord ressusciter ne me suffira pas je t’attends
il est plus difficile de tomber quand on reste assis. allongé s’envole mieux mais le regard alors ne croise plus le fer de son désolement sur le mur d’en face, le rideau de fer d’un horizon sans souffle ou la boue molle d’un sillon, assis meurt mieux, et met longtemps. longtemps…
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tendu vers le haut tendu vers le haut, stressé vers le bas, j’avance aux trois quarts ivre, j’avance aux trois quarts mort, aux trois quarts ivre-mort, j’avance le dernier quart n’avance pas, le dernier quart fait le planton: le dernier quart s’en va
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je remonte à la surface de moi-même, inspire une large brassée d’air et replonge. toutes les trois minutes je replonge, je reprends place à la table des excommunications – rien n’a bougé: au menu la même infinité piteuse et incrédule, le même corps à la dérive se traînant dans la bouillasse, la même impossibilité d’être, structurelle, famélique la même faim
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phraséologie d’un nuage comme c’est joli – tout semble si joli ici n’est-ce pas: la flaque de soleil sur la table rouge de mon ennui, qui glisse et puis s’efface, s’évapore et repasse, le ciel au bord des larmes, l’homme noyé entre ses paumes – tout se pare d’une irrésistible et délectable joliesse gerber son âme sera le fruit de tant d’ivresse vraiment comme c’est charmant, la phraséologie d’un nuage…
quand tu touches au néant, que le néant se met à clignoter au fond de ton cœur sec – à la unième tasse de café tu te lèves, tu te lèves enfin: il faut que t’ailles pisser
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tu ne marches plus. en tous les sens du terme tu ne marches plus. tu lèves vers le ciel un regard de chien battu, un regard en point d’interrogation, un regard en doigt d’honneur tu tires vers le ciel la langue d’un homme dépossédé, et une goutte de silence te perfore la mémoire
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pour fonctionner la grâce se doit d’être exceptionnelle, inattendue – inespérée. un léger glissement, une légère intrusion dans l’ordre des choses et munificente la lumière rejaillit. on n’ose y croire, on n’y croit pas et cependant tout l’être s’attendrit, tout l’être s’extasie. ce qui déborde ainsi réconcilie l’existence débile et mutilante à la vie éternelle. mais ça ne dure jamais trop longtemps en fait – ça serait pas du jeu sinon…
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j’aime le néant car de lui seul peut surgir une vérité, à jamais nouvelle et d’un coup éternelle. j’aime le néant car, faute de vérité il condense toute la réalité. le reste du temps je me bagarre un peu, contre mes propres poings, contre mon propre nez. je saigne d’une encre noire, je saigne d’un encre blanche, l’âme d’un gris incandescent…
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je ne m’en lasse pas, de ressasser les mêmes inepties je ne m’en lasse pas, du requiem en queue de cochon je ne m’en lasse pas, de me lasser ainsi, jusqu’à ce que mort s’ensuive et ne se ressemble pas. une nuit je découvre que le néant vit, une fois le jour levé je m’en fous – je récite à l’envers ma prière pour conjurer le mauvais sort, laissant traîner de faux indices et me perdre dans l’inédit
lorsque les salives de deux êtres se mélangent jusqu’à n’en faire plus qu’une, peut-on parler alors d’une extinction de la joie? hiver boueux et malfaisant, du fond de soi remontent de hurlants silences, muettes sirènes de la désespérance à moins qu’il ne s’agisse, ici et là, là comme avant, d’une simple extinction de la voix…
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d’ailleurs tout s’éteint. non par quelque prétendue loi de la nature, mais d’une bête coupure de courant le courant ne passant plus, la pierre enrayée des briquets, les salives engagent leur retour vers leurs bouches respectives elles ne parlent pas. elles se taisent. elles restent coi. elles s’assèchent et des frissons gelés marbrent un fossile de langue – même un porc rêve d’amour…
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deux miroirs copulant, et ce ne sont que crissements, abysses réveillées que venons-nous chercher ici par ce temps merdique, et de plus un mardi? rien. probablement rien. jeter sa ligne au cas où mordrait le vide – un vide – de l’utopie bien entendu, tout comme entre deux miroirs frétille l’anguille d’un sang froid
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calme la mémoire, calme. je suis le poids se raconte une histoire, pour voir, le temps d’une bruine pas plus. puis quand finit l’histoire, s’en raconte une autre, le temps d’une autre bruine autant. la même un jour pourtant la voix se ferme: le parking du néant aux chariots vides bien rangés, emboîtés soigneusement les uns dans les autres sous un néon grésillant ou l’illumination – qui sait? la page blanche d’une lucidité hors-norme, service compris…
nous étions las, prenant notre ombre pour un trésor caché. on survit même en ayant si peu à dire. on finit par s’endormir: la lutte, faute de bras ou d’adversaire, se rend à l’évidence. il n’y aura ni bon ni mauvais perdant, mais rien que des perdants – de braves gars tombés sur la peau de banane de la lutte finale, un k.o. bien mérité, ma foi…
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j’ai avalé mon dernier bout de chocolat. il n’y avait personne avec qui le partager. au petit jour, avant le passage de la gestapo, on prend le temps de fumer une clope, encore au chaud sous le duvet, pour faire tampon entre le néant du sommeil-pierre et le froid de la vie. rien qu’un peu de fumée et, cerise sur le mégot: un carré de chocolat…
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il ne viendrait à personne l’idée de suivre en pleine nuit un chien errant à travers la ville: il deviendrait fou avant l’aurore et c’est ce que je fis des années durant, épiant les premières lueurs en brave petite chèvre pour me faire dévorer toute crue par une simple métamorphose du chien en chien, en loup, en bébé matraqueur
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j’ai envie de me promener. oh je sais, tu te fous de moi qui appelle se promener tourner jour et nuit autour de cette foutue mare, espérant vainement te voir venir, ou arpenter les quais jusqu’au pont en amont pour revenir par l’autre rive jusqu’au pont en aval, mais il ne m’en faut pas plus à moi, car plus serait tricher – et à quoi bon s’encombrer inutilement, s’attarder en futiles prolongations quand l’éternité déjà se noie toute entière dans un verre de sang, un songe de mer?
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j’ai voulu emporter le banc mais le banc était bel et bien soudé au sol. j’ai voulu quitter le banc mais à ce banc je me trouvais moi-même fixé, condamné à voguer sur ce radeau d’infortune, seul espace à peu prés stable en ce bas-monde. tous ces liquides qui pénètrent et sortent de nos corps… j’ai comme la sensation d’être l’outre d’une sorcière, le chewing-gum d’un G.I. j’ai l’impression de sucer la moelle de mes propres os
la peur était tout ce qu’il restait en moi de pur, tout ce qu’il restait de moi en fait. me défaire de la peur me priverait de toute dignité. et des gens se tuent pour bien moins que ça vous savez…
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dieu a dit au pommier toi, tu f’ras des pommes. il a dit au chien toi, tu chieras un peu partout sur les trottoirs mouillés, tu gambaderas et tu renifleras le cul de ton prochain. puis se tournant vers l’homme dieu a dit, toi, tu te demanderas le sens de tout cela. et ce qui commença dans un sourire finit en une grande pitié.
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recommencer à avoir une âme: les mots sont aussi vides que la réalité qui prétend les incarner. il était un temps où les êtres se rencontraient, s’illuminaient se mutilaient, puis se perdaient sans espoir de jamais se retrouver. parfois ils s’oubliaient parfois ils ne s’oublieraient pas, sauf à s’oublier eux-mêmes. comment dire, comment dire qu’on n’a pas existé, alors qu’on est là vraiment là, nus dans le cœur obscur de dieu?
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on est libre évidement oui on est libre absolument, mais on n’est libre de pas grand chose à vrai dire, sauf d’être nés, et de l’éternité.. d’ailleurs ça nous suffira pour aujourd’hui. et ça nous suffira pour le reste du temps aussi – pour l’éternité d’aujourd’hui, aujourd’hui de l’éternité. et le reste du temps aussi…
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entre le front de l’est et la cantatrice chauve, tu m’as sucé toute la nuit mon amour, et je ne sens plus rien – je ne sais pourquoi j’existe, j’évapore. je ne suis plus bon qu’à me décrotter obsessionnellement le nez en me demandant: mais où sont passées les larmes? il y avait bien des larmes ici auparavant?
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j’ai mangé l’ouest. j’ai mangé l’est. j’ai peut-être parlé d’une façon ou dit des mots qui t’ont blessée je ne sais pas – j’en suis désolé si tel est le cas je voulais simplement… je pourrais me promener indéfiniment comme ça sur terre et dans les airs, et tu n’y verrais rien…
nous restions là, deux poissons panés à regarder les années passer de quoi se contenterait-on, maintenant? ma valise béait je n’avais plus le courage de me rasseoir dessus, de repartir encore je voulais caresser quelque chose qui ne fut pas de poussière
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je ne supporte plus ce tas de mensonge qu’on se force à avaler pour remplir l’espace vide je voudrais t’embrasser comme un vide embrasse le vide, l’œil ouvert et le cœur nu au moins j’étais mort et je n’y étais pour rien – je n’arrive plus à m’intéresser à ce que je vais faire de moi
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la terre croit en la terre et les papillons ont foi en les papillons – quelqu’un est tombé à genoux, les genoux éraflés sur ce chemin de caillasse quelqu’un a collé les cloques de sa paume droite sur les cloques de sa paume gauche le néant a souri, s’est essayé à quelques pas de danse, a joui dans son sang dans son slip je sais oui c’est toi c’est moi, c’est elle et lui, et toi et moi je sais notre sang, notre slip or il est tombé et depuis lors et sans effet je tente de me relever de me relever putain et ça marche pas je t’en prie s’il te plaît, ne ris pas de moi
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enfin délivré de l’éternelle splendeur, enfin délivré de soi aussi, du son des gifles ou des gifles sans son là où seul demeure l’absence quand enfin tu ne me réponds pas et me laisses l’âme entière, toute ouïe, la pupille blanche de l’aveugle si j’ai jamais joui en toi ce ne fut que pour te massacrer, mais maintenant que tout est mort nous nous pardonnerons, n’est-ce pas, o mon dieu?
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on a du oublier de fermer la porte derrière nous j’ai tant aimé la vie – sauf au moment où je la vivais évidement mais on ne va pas s’arrêter à quelques détails sordides, non? on fait tout pour ne pas vivre, je vois la mort partout – la mort qui seule nous protège de mourir mais j’avais tellement envie tellement envie tu sais oh mais tellement envie qu’un âme a fini par s’inventer…
j’étais mort je ne savais pas qu’on pouvait être mort et respirer encore je n’imaginais pas non plus que respirer en étant mort put être à ce point immense, et jouissif j’aimais ce souffle-là, ce souffle qu’exhalait la mort, ou qu’elle ne faisait simplement que délier
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il faut aimer la mort pour finalement choisir de vivre, se décider à vivre malgré tout. il faut aimer sombrer, faillir, et mourir, pour incarner la vie et renoncer à ce souffle – que cache donc l’ombre que l’on ne puisse trouver dans la lumière? serait-ce la lumière elle-même?
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je n’ai jamais été mort non parce que la mort n’existe pas, mais parce qu’une âme est nécessaire à défricher le néant, à poser le feu d’un baiser sur le front du néant et à pisser le sang sur le corps d’un dieu migrant, d’un dieu en transhumance
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si le salut de l’homme – disons, si le salut de l’univers – allons plus loin, si le salut de dieu ne dépendait que de moi, que d’un geste de moi, accomplirais-je ce geste? quelle étrange pensée de s’imaginer en sauveur absolu, moi qu’une mouche ignore – mars, et pas la moindre mouche en vue…
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seule est recevable la bénédiction d’un moribond – en supposant bien entendu que dieu ne puisse se mentir à soi-même l’amour du prochain et ses succédanés relèvent plus de l’onanisme, voire en certains cas de la coprophagie, que d’autre chose – la compassion dont il est ici question ne sauve de rien: elle consent et bénit l’être jusqu’ dans la chute, l’être privé de toute grâce, de tout salut elle signifie qu’il n’y a pas de salut sans renoncement définitif au salut – que cela soit vrai ou faux, que quoi que ce soit soit vrai ou faux n’y change rien
du silence un œil éclot, diaphane, perpétuel un œil tout en haut, un œil ouvert à double tour, un œil à double face une simple déchirure dans la couverture nuageuse…
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et bientôt se referme le trou, au-dessous de moi comme une pierre que la rivière aurait lancée au ciel, ou le contraire à reculons je ne sais pas bref, au-dessous de moi se referme le trou, l’œil d’où le regard s’envole
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ça y est il vient, il s’installe il ne partira plus, le trou blanc au sommet de mon être, le sommet tout au fond de ma vie il s’élargit il s’élargit il s’élargit, je passe tout entier à travers: je me quitte oui, je me quitte enfin
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un vide extrême en moi s’est ouvert comme un figue une brèche dans le non-sens on dirait l’apesanteur enfin restaurée: il ne reste plus un monstre en dedans, plus une grimace contre lesquels se battre, montrer ses jaunes dents
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dès ici tout là-haut, et là-bas tout repose dans la paix d’un naufrage – je n’ai jamais désiré qu’une vie où flâner, promener la verticalité de lampes tempêtes en jours fériés…
heureux l’homme, heureux qui le dépasse d’une traite, d »une vulve, d’un trépignement subit heureux l’homme perché sur ses orteils et priant qu’il ne pleuve pas beaucoup
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tu ne me croirais pas si je parlais de loup, et de loup cependant je t’abreuve la mort n’est rien, or rien n’est sans la mort – comme si c’était la matrice, un genre de matrice à reculons: l’anus de l’orgasme
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quand un jour tu étouffes, et l’autre tu suffoques, peut-être te repose tout le sourire d’un phoque maudit le moindre espoir. il ne faut pas pleurer pour ça voyons: à mon tour de chanter à mon tour de choyer les espaces nuls
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j’aime bien rencontrer ta photo. me mirer dans l’excédant aussi j’aime bien mais te baver sur le visage, le transilien en sueur ou comment se rendre à l’aéroport, s’acquitter des sinistres formalités… tout n’est qu’un pont derrière soi, quand devant soi n’est qu’un vide
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tous les baisers je les mets dans la boite, dans la boite à baisers. des fois je m’enferme dedans. en dernier recours je m’enferme dehors. je m’enferme de toute manière. ce qu’ouvre un baiser, je le baise en dedans. afin de l’ouvrir davantage