tout dépend de comment on s’y prend, et là comme on s’y prend – pas mal, pas même de travers, mais pas. on ne s’y prend
carrément pas. on
dépose les armes, approximativement alignées et une fois
les armes déposées, on respire un bon coup, un bon coup
on respire bien à fond
tu fais tout un printemps d’une hirondelle, tandis que moi depuis trois jours au moins je pèle de l’âme
je suis tout huis
j’attends que ça passe, sachant pertinemment que ça ne passera pas, vu que c’est déjà
passé, l’année dernière déjà ou peut-être même avant
déjà
ensuite il est trop tard. trop tard pour se réveiller. trop tard pour se rendormir, également
la chute, suspendue jusqu’à nouvel ordre. se dire que ci se dire que ça, le vide à moitié plein du sentiment de soi ou
l’x d’une équation sans résolution alléluia, parfaite inadéquation
demain d’un long voyage. enfin… d’un voyage
une grue à l’optimale. à l’optimale de la verticale, perçant le reflet
crevant le nuage. enfin… le nuage
lourd d’inconséquence. si lourd. camion citerne. semi-remorque ne
remorquant rien. rien d’un voyage à vide