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assis là sur un banc


  • dieu d’un malheur paisible

      d’abord tu achètes une paire d’essuie-glaces, pour la pluie, la bruine ou le brouillard. ils sont faciles à installer, ils ne savent même pas comment tu t’appelles. ils ne se le demandent pas, se contentant de balayer le pare-brise quand il flotte, brouillasse ou bien crachine 

      plusieurs fois par jour tu te rabats sur moi. ou tu me fous des claques, c’est comme tu préfères. plusieurs fois par jour j’habite une autre chambre, une autre planète. avec les pleins pouvoirs pour aérer tes pleins nichons

      ça tourne en rond c’est con. c’est con, tourner en rond. ça tourne en rond, tout le temps. même le reste du temps. le reste du temps tourne en rond lui aussi. c’est con

      j’ai mis des années à me barrer d’ici. et j’y reviens en un clin d’œil. rien ne s’y trouve quand j’y reviens, je n’y reviens pour rien. comme ça, pour passer le temps, disons

      on a toujours quelque chose à se reprocher n’est-ce pas. et si on trouve pas on invente. par exemple le trou d’une serrure. on s’imagine le trou d’une serrure. on y glisse un regard, pour voir. on se demande ce qu’on va voir

      le chemin le plus court passe juste derrière chez moi. du moins il passait là, naguère. à présent je ne sais pas: ça fait si longtemps que je ne suis pas sorti de ce côté-là. de l’autre côté non plus d’ailleurs. au bout de combien de tours de et sur soi en décolle t-on?

      il y a au moins un chien, un seul sur la route d’en face, et je pense qu’il m’épie. c’est peut-être une chienne vas savoir, mais alors elle n’incarne pas le même dieu. elle n’incarne pas le même chien. et c’est toujours d’une autre mort que je meurs

    dieu d'un malheur paisible
    18 janvier 2017

  • personnel naviguant

      tu n’avais qu’à tendre les bras, tordre les bras. tu n’avais qu’à chanter tout bas
      tu n’avais qu’à tu n’avais qu’à
      c’est comme ça
      tant pis pour toi

      je ne sais pas comment ça marche. du bout d’un doigt peut-être, ou de plusieurs doigts en même temps, d’une seule pression
      j’avais juste peur du mouillé, ou de mouiller quelque chose. on ne doit pas penser à ces choses-là
      ni à d’autres

      la métaphysique nous cause bien du malheur. je l’ai dit à papa. papa a dit de ne pas s’en faire, avec sa voix des jours impairs

      tu fous le camp. tu fous le camp sans rien dire. les trois mots qui traînent derrière toi c’est pour faire peur aux lapins, refermer le clapier – en tout cas t’assurer qu’on ne te suivra pas
      ou qu’on se suicidera pas. pour l’exemple

      j’ai été heureux, je ne sais plus trop quand. je crois que ça m’a échappé. c’était peut-être lundi dernier, ou quand ma mère m’a foutu à la porte, puceau imberbe – je ne me rappelle pas vraiment
      c’est pas grave
      

    16 janvier 2017

  • azul en ces temps-là

      c’est juste cette tristesse qui nous submerge quand le désespoir s’enlise. rien de substantiel en somme: quelqu’un danse, ou alors c’est une histoire de marée découvrant et recouvrant les indices, les doutes irréfutables, de cailloux mordorés ponctuant le cours de nos désolations – là où tout un chacun trouvera une raison de se mordre la lèvre, jusqu’au sang s’il le faut… mais le faut-il vraiment?

      j’avais mal quelque part, je ne me suis donc pas retourné

      les enfants partout autour de soi, on les a supprimé

      il faut bien dire depuis lors nous nous sentons un peu seul

      c’est d’un attrait particulier, mais non sans conséquence

      on se mariera sous le mauvais angle. on s’embrassera de la mauvaise langue. on se sucera le tampon

      je voudrais survivre, à quoi

      caresser un chien. sentir la pisse, la neige ou l’origan. mieux encore que de changer de sujet, autant ne pas l’aborder

      portant ses seins bien hauts, il ne lui serait jamais venu à l’esprit de me dire s’enfuir mais où

      je quémande toujours, je quémande où
      ça n’existe pas

      ou alors j’emboîte le pas
      à la cheville foulée…

      qui n’avait ja ja, jamais navigué

    azul en ces temps-là
    14 janvier 2017

  • au large et des poussières

      la pure insignifiance évacue le mensonge, et s’il ne reste de moi qu’une âme en perdition, il faut s’attendre à ce qu’on l’extermine, elle aussi

      qui ne rêve pas? qui ne s’éveille pas du cauchemar de ne pas s’éveiller d’un cauchemar? qui entre dans la salle, commande à boire, sachant qu’il n’y aura pas d’issue?

      nous sommes si délaissés, et tellement hors sujet. y avait des pierres dans les lentilles, un caillou dans la godasse alors j’ai abandonné la godasse. je jure que je n’éprouve aucune haine

      j’ai rechaulé la chambre, comme l’exige la coutume après tout décès, alors que j’aurais tant voulu conserver son regard sur les murs, son haleine près de moi, son dernier souffle parmi nos ombres

      il pleure il pleure et il est même pas mort. il ne s’imagine pas combien c’est ravissant d’émerger du néant pour en être immédiatement, ou presque (en léger différé) submergé. il a dit quelque chose à l’oreille de la fille et elle a fait comme si elle n’avait rien entendu

      la vie sans doute sert à quelque chose, mais pas la mienne. peut-être au bout de mille ans me permettras-tu de te sucer le lobe – ce sera trop tard alors, vivre aura perdu toute saveur, toute troublante résonance

      une fois qu’on a raflé et perdu tout ce qu’il y avait à rafler et à perdre, qu’est-ce qu’on fait? rien. évidemment rien. et voilà ce à quoi nous nous adonnons

      relève-moi. relève-moi juste un tout petit peu. mouche-moi. appelle-moi par mon nom même si je n’ai pas de nom – inventes-en un au pire
      recouvre-moi d’un voile

      allez, et tant pis si je pars un peu de traviole. je n’ai besoin ni de pardon ni de lumière: je n’ai besoin que de la mort. la sexy mort. avec ses dents cariées

      je t’en supplie, anéantis-moi
      (tandis qu’insouciemment je vaque
      à mon imminent retour…

    12 janvier 2017

  • crédité d’un sang de bête

      dans sa petite quatrelle rouge, non-non bat la campagne. et cependant rien n’en sort, pas un cri pas un aveu. vivre pour ne pas mourir le bordera de cendres, d’impavides barbelés. il n’aura plus qu’à se contenter de n’y comprendre rien

      rejoins-moi dans la mort – où donc ailleurs? si tu as froid aux pieds je te les réchaufferai. si tu pleures en chemin je te déplumerai les glandes. je te dépucellerai le cœur

      quelqu’un nage à contre-courant. retournons le courant il fait poisson crevant, haletant, il rêve araméen. si je ne te dis rien ce n’est faute de mots mais d’horizon
      où se pendre haut et court
      et par le petit bout

      entre la boue et dieu il n’y a qu’un homme. et la boue ne serait que boue, dieu que dieu si cet homme les sublimant n’en extorquait la flamme, n’en extrayait le sens. j’avoue parfois j’ai encore du mal à faire le lien
      – alors veux-tu de moi?

      ils ont pris des marteaux, piqueurs et des fraiseuses
      des tire-jus des tire-bottes, tire-larigots et autres sculpteurs de trognons
      ils sont même allés trouver ces infâmes tziganes qui forgèrent pour deux sous les clous qui crucifièrent mon oncle ils ont pris des machines
      mais ils n’ont pas réussi
      à vaincre, déboulonner, percer, casser, défigurer
      ce masque, simple voilette entre deux eaux

      pas qu’on aime parce qu’on aime, mais parce qu’en nous l’amour détruit tout, jusqu’à ce qu’il ne reste de notre souffle qu’un baiser sans lèvres ni désir, ballon métaphysique, et l’antidépresseur 

      les yeux ont des yeux, plus excentrés encore. tout est bon pour les en empêcher, en épouiller la cécité. d’autre part je n’ai mal nulle part – j’ai juste besoin qu’on me pardonne infiniment, je ne sais plus de quoi…

    crédité d'un sang de bête
    10 janvier 2017

  • sommeil défunt

      n’importe quoi nous sauve. n’importe quoi flotte, d’une pression nous maintenant la tête hors de l’eau, et non précisément par compassion

      une toute petite voix m’assure que seule est nécessaire la pitié, tout comme il s’avère indispensable de la fouler. d’un pas léger d’un astre mort m’élançant, j’enjambe ma propre déchéance

      des taupinières, partout dans mon champ des taupinières. je n’arrive plus à être malheureux, pour une raison qui m’échappe évidemment, mais se raccroche au lien unissant ces deux axiomes clandestins

      une tension émotionnelle plutôt basse, conjuguée à une teneur en conscience suffisante à détacher celle-ce de son volatile contenu, son trouble cours, mais pas au point cependant de les dissoudre en son anonymat. bref une indifférence sensible, un désespoir tranquille – le maillot jaune de l’insignifiance

      parfois je doute. parfois je guette la résurgence ex nihilo d’une absence dévolue
      et parfois simplement je dévie, je dévie simplement

      on reste sans nouvelles d’un homme-et-des-poussières. ainsi donc je te mets à contribution, pour frotter le miroir sans en griffer la joue, en érafler la bienveillance innée

      et que veux-tu que je fasses de la poésie, de la rage (l’œuvre et la douleur) ou autres frivolités? je survis à moi-même c’est tout. il suffirait même de bouger les bras pour paraître nager, tandis que je n’aspire en fait qu’à la pureté de ce qui n’existe pas

      je te disais couche-toi là et toi tu te couchais là. c’est quelque chose que je n’arrive toujours pas à comprendre: tant de rébellion dans cette obéissance …

    8 janvier 2017

  • les arbres de quiconque

      je vous écris d’un pays lointain. ici tout va bien, nous ne manquons de rien. nous décorons sans un sourire, sans une ride
      les arbres de quiconque

      allez vas-y enfonce, enfonce le clou: c’est un christ vermoulu – il ne tient plus que par une
      pince à linge

      je me plante dans ton œil, piquet de tente en pleine débâcle. le sol est meuble, d’une instabilité systémique
      et la vie pas si courte, finalement

      à force de banalité nous ruinerons la langue à même la bouche, et les espoirs saugrenus de qui y fonde sa vanité

      sans ça on restera au rouge, puis au vert, puis au rouge et ainsi de suite, hébété face au feu
      jusqu’à s’en rendre fou

      la pierre a deux niveaux: celui où on la chope, la basse-cour en ces termes, et la vitre qu’elle fracasse, janus au nu visage

      on assiste à une accélération de l’ennui. le désœuvrement fait de nous des frères de larmes, des naufragés très méthodiques en ce qui concerne l’ordonnance du temps
      et son épanchement

      un céleste mécanicien a du intervenir lors de mon sommeil sans fond: ma montre à battre s’est remise
      fut-ce à l’envers

      ce soleil en pleine tête, paisible désarroi. ce ciel toujours possible, genoux en éventail. même la mort suppose un espace
      en lequel m’engloutir 

      un cocu gigantesque s’est attelé à la tâche. tu me dis toujours tu – or en toi je suis je, que tu ne maîtrises pas

    les arbres de quiconque
    6 janvier 2017

  • l’ombre du mur sur le mur d’en face

      parle en-dedans, vas-y parle en-dedans – ébrèche l’horizon; rapièce ton accent

      pas de trop haut car chaque dixième de seconde compte pour une éternité
      les yeux ouverts ou non, la question reste en suspens

      il enlace un autre regard; il plonge dans l’ailleurs intérieur
      et ça fait plouf

      se parler en-dedans, remuer un peu psychiquement, bref s’assurer que l’on existe – vraiment ou pas ça ça compte plus

      sans reste, sans réserve: le grand soulagement de mourir, un chrysanthème en guise de cervelle

      je te parle et tu ne me réponds pas. ou alors tu me réponds, mais c’est encore moi qui parle. à mots couverts

      on portera nos cendres à la gueule du vent et on lui demandera, comme c’est charmant, d’y restituer l’idée d’un amour infini

      je me touche la main, et la main reste morte

      je dors au rebord d’un vide abyssal – je ne sais qui de l’un veille l’autre
      et rouille

      parfois me harponne une douleur. parfois rien

      il faut que je m’endorme, il faut que je m’endorme enfin. que je trouve un oreiller à ma tête, un lieu pouvant accueillir ma perpétuelle absence. un sommeil nucléaire

      cesse de me tracasser. rien au bout; rien avant; rien au milieu. seul le néant semble encore vivant, tréssaillant légèrement quand on lui pisse dedans

      partir dans l’autre sens, mais il n’y a pas d’autre sens
      s’enfuir, mais nulle part d’où s’enfuir

      éteindre le feu
      éteindre l’extinction
      fermer l’idée

    4 janvier 2017

  • quelqu’un à qui parler

      tu te teins les cheveux en bleu de méthylène. tu te teins les cheveux en gris métal. tu passes des heures assise à te mater la chatte, n’en revenant toujours pas et n’y comprenant rien, désespérément sidérée. t’échappe le cœur des choses, comme il échappe à chacun. il y a un insupportable suspense à l’ennui, et mille et une manières de s’exploser la cervelle au sol ou en plein vol. t’essaies d’imaginer quelle serait la plus jolie d’entre elles, ou la plus sexy, et te mets alors à méditer la différence entre jolie et sexy…

      un jour j’irai plus loin, plus loin mais pas plus loin, et c’est même pas certain
      on se resserre. un peu de bave au menton, un bouchon enfoncé profond dans le nombril, on n’en sort pas. on n’en sort pas c’est vrai
      et quand on en sort enfin, c’est à poil sous la pluie, dans le froid jusqu’au vif du sujet, et je sais pas c’est qui c’est quoi le sujet, je connais que le vif.
      un jour j’irai plus loin, plus loin mais pas plus loin. je te dirai adieu, adieu mais pas au-delà parce qu’au-delà il n’y a rien et là j’y vais tout seul, j’y tiens

      tu ne te caches plus. depuis que tu admets ne plus te trouver, tu ne te caches plus. tu te vautres dans l’oubli, à cloper, surcloper, t’écrasant le mégot sur le clito et tu sens même plus rien, tu t’arroses d’essences tu te pisses dessus et pis voilà. je te plais comme ça mon amour? tu me demandes ou plutôt non, tu me demandes pas: tu m’infliges ta douleur et ta haine, tu te venges sur toi-même de tout, du fait entre autres que mon amour ne t’atteint pas. tu as fait tout ton possible pour qu’il ne soit plus possible de rien. puis t’éteins la radio

      tes pulsions mortifères t’as qu’à te les foutre dans le cul. d’ailleurs ça n’existe pas. il fait beau depuis trois quarts d’heure et je reste quand même tout habillé. je ne me déshabillerai plus. j’aurais aimé allé me poser sur un banc or il n’y a pas de banc pour des gens comme ça ici, je veux dire comme toi, comme toi ou moi. il fait beau depuis trois quarts d’heure mais on n’en finira jamais de geler, je te le promets

      tout le temps que ça dure, et ça durait encore…
      pourquoi, ne sommes-nous morts
      on s’aidait mutuellement – une pelletée toi, une pelletée moi – à s’enterrer l’un l’autre
      la ligne est morte – on s’en souviendra de ça: la ligne
      est morte

      et que face à toi j’ai eu honte de moi, et j’ai honte de moi. aucun pont n’enjambe cette honte, aucun gué ne la franchit
      je ne dors pas beaucoup la nuit, enfin… je dors ce que je dors. je crois que je me suis mal exprimé; je crois que l’on reste inconnu l’un à l’autre – on a beau supplier, l’autre ne trouve pas la main, le lieu où la rattraper, le temps de s’y noyer lui aussi
      peut-être que tu seras heureuse de savoir que je n’existe pas

    quelqu'un à qui parler
    2 janvier 2017

  • boomerang ne revient pas

      laisse tomber, même les morts ne veulent plus de moi. alors j’ai compté mes pièces et je suis allé m’acheter un petit sac de billes. en terre. j’avais la sensation de ton anus comme d’un œil crevé, et qu’on pouvait y enfoncer le doigt dedans il ne le mordrait pas. ou une bille en terre, bien au chaud. tu la recracherais un peu plus tard, pour le bien de l’humanité ou juste pour te vider, l’un n’excluant pas l’autre pour autant

      c’est fou les voyages qu’on fait quand on ne va nulle part et qu’on bouge pas, qu’on refuse de remuer le moindre petit doigt. mon petit doigt m’a dit… coupe, le petit doigt! mon petit doigt m’a dit… mets-toi du rouge à lèvres partout partout sur tout le corps de toute façon t’es moche, tu pourrais jamais être belle avec ce charbon tout noir et rabougri à la place du cœur. mais tu me trouveras moi pourtant, à lécher ce charbon

      on regarde s’échapper la fumée. ça dépend un peu du sens du vent, une volute et pouf, ça se dissout dans l’atmosphère, comme on dit. on se fout de ce qui crame là, on s’imagine bien que c’est forcément quelque chose de dégueulasse. mais la fumée qui s’échappe elle est pure: ça fait comme de l’espoir, de l’évasion et en même temps ça nous rend tristes. on passe ainsi le temps, tristement…

      je veux bien m’essuyer sur ton paillasson. me servir de toi comme d’un paillasson. je m’essuie d’abord les pieds, puis tout le corps, jusqu’à ce que je sois tout dégueulasse et puant, tout souillé. alors je te regarde profond dans les yeux pour voir si tu vas pleurer et je finis timidement du bout des lèvres par te dire: je te pardonne mon amour, même si t’es pas mon amour au moins je me suis bien roulé dans la saloperie de ton âme et ta fange. à ce moment précis tu craques, tu chiales et j’ai mal de tes larmes, j’ai mal de tes sanglots rigolos et je jouis de mon angoisse. parce qu’en fin de compte ma maltraitance t’as rendue si pure, elle t’a lavé de tout soupçon et du coup j’ose plus te toucher, tellement tu es pure

      à la fin les histoires elles se ressemblent toutes. d’ailleurs tout ce qui précède la fin ne constitue qu’un prélude à la fin, un alibi de mauvais aloi. seule compte la fin, et sa proximité, son échéance sans cesse repoussée. je me suis fait un gnon au front je ne sais pas comment. tu n’es pas là pour me soigner. tu es juste là pour me maudire, pour rejeter sur moi ta culpabilité d’exister

      et puis on prendrait une barquette de frites à deux, avec d’un côté la mayo de l’autre le ketchup et on ferait semblant de se battre avec les frites pour se piquer les sauces…

    30 décembre 2016

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