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assis là sur un banc


  • ligne de vie

       la crasse sous les ongles. la bulle de malabar à la bouche d’un essentiel en vacances perpétuelles. la vitre fendue d’un sourire également, par la fenêtre ouverte…
      ou le loup qui rumine, à l’orée de brouillards défendus

      .

      à chaque fois que je meurs tu bouges un peu ta chaise. tout ça finira mal je le sens. je sens aussi l’odeur du cumin sur mes doigts

      .

      mieux vaut traverser le fleuve par le bac : les ponts ne sont pas fiables de nos jours
      sur l’autre rive on est mort, certes, mais pas plus au fond que de ce côté-ci

      .

      chéri chéri, la morve au nez on allait aux promenades, remontant la rue des pyrénées. et pas un endroit pour pisser, ni même faire semblant d’être, un jour
      ce qu’on sera devenu
      une fois le temps
      déçu

      .

      je me suis rasé le crâne, ai ramassé mes cheveux déjà gris dans un sac en plastique
      j’ai trouvé cette image-là si sage que je m’y suis baigné
      longtemps, longtemps j’ai flotté, fait la planche
      possédé de silence

    ligne de vie
    24 mars 2016

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