on n’en a plus
on n’en a plus pour très
pour très longtemps
je ne parle pas de moi, ou seulement de moi
de mon slip
des horizons limpides, vertigineuses verticales
on n’en a plus
pour très longtemps je crois
et j’en ai hâte
le ciel demeure
quoi que tu fasses, quoi que t’en penses, le ciel demeure
sans doute ne sert-il
qu’à ça au demeurant, ne signifie-t-il
que ça
les racines sont contraignantes sinon bon, on vit comme ça
on vit comme vie nous vient
je ne me sens pas, ce soir, accablé du monde donc je n’en ai rien à dire
la mort non plus, ce soir, ne m’inspire rien qui vaille
et si un chemin, ce soir, s’ouvrait devant moi je prendrais bien garde de n’y
enclencher le pas…
qu’est-ce qu’il fout, non mais qu’est-ce qu’il fout là, à quoi se puise-t-il
je ne pénètre rien – pas la peine de me résister, je ne pénètre
strictement rien. des algues sèches
ne l’ont pas toujours été mais sur le tas là elles ont séché
on sait plus quoi c’est mort on sait plus quoi ne l’est pas