ne rêve plus, somnifère à bout rond, de fond en comble l’œil s’effondre
je me parle
je me parle d’un temps qui fuit, d’un jour à la première personne, d’une façon saugrenue par ailleurs
de passer outre, juste en glissant dessus…
.
et de fil en aiguille, d’arianes démaquillées en sciure de soupir, recoudre tout un gouffre, rebâtir la légende d’une vie et même, si le temps le permet,
partir de nulle part, figure déshydratée
pour arriver nulle part, eau chaste enlégée d’un sourire…
.
flâner
écho rebondissant de flaques enrayées en décombres ensoleillés flâner
rouille ma bosse, les cheveux sur ma brosse, perdre le nord
le retrouver plein sud à l’aune
d’une errance limpide, d’un désespoir tranquille…
.
un léger, très léger
trouble de l’éveil, dysfonctionnement des ombres sur trajectoire fuyante
l’invocation d’une pente nuque raide, l’orgasme mis au formol quelque chose pourtant
remuant la lie de la mémoire
me fond sur la langue, se glisse sous les ongles…
.
héritier d’un monde à part, d’une marée si basse, d’une écluse en cale sèche bref d’un long
d’un très long somnifuge, où le malentendu ne cède en désespoir de cause
qu’en l’oubli s’égosillant en vain…
en vain…




