je ne sais plus quel homme habite chez moi, coquelicot hors-sol…
tu t’es montré(e) comme être, tu t’es montré(e) comme ne pas être, si j’ai fini par adhérer à mon propre destin était-ce simplement pour ne pas te
me
se perdre, petite vérole ?
ma laisse a perdu son poteau, je ressuscite une image dépourvue de contour, de contenu
sur le dos de la cuillère, je signe non je saigne
mon nom, soulèvement des terriers
il y en a qui s’appellent, se rappellent, se faisant l’écho l’un de l’autre ou de soi-même et quand ça fuit
quand le son brut verge défaite se fond dans l’ombre crue
si tu sais d’où je viens, d’où la mer en conséquence me regarde, croisant les doigts…
môle après tout, arpente le long – je squatte un sévère non-lieu
l’instant précis où l’on se toise évalue la portée de mon inexistence
j’approche ma bouche à ton esquive
j’approche ma bouche tu t’égouttes
un pâle clébard aboie au soleil noir qui
nous avalera tous, donc j’emboîte
le pas à mon absence, nul ne m’emporte nul ne me porte
sur son cœur ou sur ses
épaules – quelqu’un respire encore, piétinant le chemin qui de nulle part à nulle part
ne mène qu’à ce banc




